Pour positionner Alzette Belval sur l’échiquier des villes de la Grande Région, il convient de se doter d’une vision stratégique de l’organisation territoriale actuelle et de son développement futur. En effet, pour faire valoir Alzette Belval comme une entité qui se développe collectivement dans les décisions nationales ou grand-régionales, il apparaît indispensable de porter vers l’extérieur une vision commune de cet espace.

Le premier pas dans ce sens est d’élaborer un schéma faisant apparaître les centralités actuelles, les développements futurs mais également des pistes de réflexion pour un avenir commun. 2020 a vu la réalisation et l’édition de la première vision stratégique territoriale d’Alzette Belval.

Alors que les analyses cartographiques et thématiques s’arrêtaient presque toujours à la frontière, un premier dessin de l’avenir territorial transfrontalier est désormais disponible pour porter une position commune.

 

Grâce à l’engagement conjoint de l’État luxembourgeois, de la Ville d’Esch-sur-Alzette, des communes de Mondercange, de Sanem, de Schifflange et de la Communauté de Communes du Pays Haut Val d’Alzette, le GECT Alzette Belval a pu piloter une mission d’ingénierie portée par l’AGAPE. L’action financée visait à mettre en commun les stratégies de planification existantes aux niveaux local et national et à élaborer un schéma de développement pour l’agglomération transfrontalière Alzette Belval.

 

Deux grandes étapes ont jalonné ce projet :

Dans un premier temps, un bilan des stratégies de planification a été réalisé à travers une analyse des documents de planification, d’urbanisme ainsi que d’aménagement du territoire du GECT. Sur la base de ce travail de collecte et d’analyses, des rendez-vous individuels avec chacun des partenaires ont été réalisés. Ces derniers visaient à recueillir des précisions sur les documents et davantage de détails sur les projets de chaque territoire.

La seconde étape visait à réaliser un travail de cartographie et de synthèse pour proposer une vision stratégique territoriale du développement présent et de l’avenir de l’agglomération transfrontalière d’Alzette Belval.

 En complément différents défis stratégiques à relever ensemble pour l’agglomération transfrontalière et questions communes à se poser pour l’avenir d’Alzette Belval  ont été proposées. Plusieurs d’entre eux ont été intégrés dans la stratégie 2021/2027.

vision stratégique territoriale DOCUMENT COMPLET

vision stratégique territoriale CARTE

 

Après 7 ans de stratégie, même si les administrations et aménageurs reconnaissent Alzette Belval, la construction du projet urbain ne s’envisageait que très rarement en franco-luxembourgeois. C’est pourquoi en 2019, différents partenaires ont souhaité et accompagné le lancement d’une mission de préfiguration IBA devant notamment permettre un basculement de l’action du GECT, qui visait principalement les projets transfrontaliers, vers une stratégie d’agglomération avec non seulement des projets transfrontaliers mais également des critères, des règles et des guides communs pour la « production » ou la restructuration d’espaces urbains et naturels (et même ceux qui ne sont pas directement sur la frontière) dans le but d’établir un avenir d’agglomération.

La mission de préfiguration IBA AB s’est achevée fin 2022 par la rédaction d’une synthèse de l’ensemble des travaux réalisés depuis son lancement. Ce document avait pour principal objectif de clore la mission de préfiguration IBA AB et de proposer une base d’engagement au territoire ; c’est pourquoi, il s’intitule « Les fondements IBA Alzette Belval  ».

Le partenariat a finalement décidé de ne pas lancer d’IBA, ni de phase d’approfondissement telle qu’envisagée dans « Les fondements ». La volonté de poursuivre les échanges, partenariats et directions proposées par la préfiguration reste néanmoins bien présente.

Cette volonté de construire ensemble une issue positive aux travaux de préfiguration enjoint le GECT Alzette Belval à maintenir le réseau partenarial, la dynamique lancée et à envisager des solutions « pas à pas » au profit de l’agglomération transfrontalière notamment sur les questions de développement urbain résilient, de production alternative de logement  et sur l’implication citoyenne pour « construire avec » plutôt que « construire pour ».